Cette semaine, Siné Hebdo consacre six pages à l’école. Siné Hebdo prend le contre-pied des autres.
Il ne s’agit pas seulement de s’alarmer des actes de violence commis récemment dans des collèges et des lycées mais de s’interroger : pourquoi de telles affaires surgissent-elles toujours à quelques semaines des élections ? Hasard, sans doute. Nous avons enquêté sur les baisses d’effectifs et de moyens, le flicage croissant des élèves, la répression des profs désobéisseurs, les réponses apportées par les politiques aux problèmes de sécurité.
Nous avons interrogé une sociologue, un universitaire spécialiste de l’éducation, des pions, des élèves, des profs en poste dans les lycées de Vitry ou de Thiais.
Leur verdict : la violence existe, mais elle n’est en aucun cas le problème numéro un de l’éducation. Ce qui les inquiète vraiment, c’est la façon dont ce gouvernement dépèce l’école publique.
Si vous voulez en savoir plus: Siné Hebdo Numéro 77. En kiosque le mercredi 24 février 2010.


Sans que les choses soient toujours dites clairement, la place de l’éducation physique est disputée au sein de l’école. Il n’est pas de réforme qui, de l’école, du collège, du lycée, ne tente ici et là de limiter, voire de relativiser sa place parmi les matières enseignées. La réforme actuelle des lycées en est le plus récent exemple. Au moment où bien des «sommités » scientifiques constatent la sous-activité physique des adolescents, l’EPS stagnera à deux heures hebdomadaires. C’est bien pourtant dans l’école que nous touchons tous les jeunes et que la pratique volontaire, hors école, est la plus discriminante qui soit ! Il faut donc enrichir le temps scolaire de plus d’activité physique.