700 manifestants contre les suppressions de postes

A la rentrée 2011, 138 postes d’enseignant devraient être supprimés dans le second degré et 71 dans les écoles dans les Hauts-de-Seine. « C’est une ampleur toute nouvelle, et c’est pour ça que nous sommes si nombreux. On justifie ces mesures par la baisse des effectifs, alors que le nombre d’élèves dans le département est, au contraire, en train de remonter », déplore Nadège, professeur d’histoire-géographie à Antony.

Parmi les suppressions de postes annoncées, une quarantaine concernent les enseignants spécialisés (Rased) qui prennent en charge ces élèves. Ainsi, selon le syndicat Snuipp 92, il resterait à Issy-les-Moulineaux seulement 5 professeurs spécialisés, soit 1 enseignant pour 1160 élèves. Autre conséquence : la restriction du choix des matières. « Dans certains établissements, les élèves n’ont pas le choix entre plusieurs langues étrangères. Ils n’en ont que deux, souvent l’anglais et l’espagnol, soit le minimum », explique Marie, maman d’élève. Ailleurs, c’est parfois une matière qui n’est plus enseignée.

« Au lycée professionnel Louis-Blériot, certaines classes n’ont pas de cours de sport depuis le mois de novembre, dénonce Guillaume Prioux, secrétaire départemental du Snep-FSU et professeur d’EPS à Asnières. Cela pose problème pour l’obtention de leur diplôme. »

Lire la suite de l’article  >>

__________________________________________

Remous autour du sport scolaire

Le Snep-FSU s’alarme du non-remplacement des pro­fes­seurs d’EPS dans l’académie de Versailles.

5000 élèves de l’académie de Versailles ne peuvent plus suivre de cours d’Education phy­sique et spor­tive. Dans cer­tains établis­se­ments, ces cours n’ont plus été assu­rés depuis deux mois et demi. C’est en tout cas ce qu’affirme le Snep-FSU, qui estime à 40 le nombre de profs d’EPS non rem­pla­cés dans l’académie.

Selon le syn­di­cat, le rec­to­rat a pris la déci­sion de blo­quer des postes vacants, pour accueillir des sta­giaires. Le Snep estime cepen­dant que le choix de ces postes s’est fait sans réel dis­cer­ne­ment et n’a pas tenu compte des inci­dences sur le mou­ve­ment des per­son­nels ensei­gnants. Il s’inquiète en outre déjà du manque de moyens pour la ren­trée 2011.

A l’échelon natio­nal, l’enseignement de la nata­tion vient d’être au cœur d’une autre polé­mique. Une cir­cu­laire d’octobre der­nier impo­sait en effet, aux côtés de l’enseignant, le recours à des inter­ve­nants « qua­li­fiés et agréés », c’est-à-dire titu­laires d’un diplôme pro­fes­sion­nel, plu­tôt qu’à des béné­voles « agréés » et « com­pé­tents ».

Mais, pour l’Association des maires de France (…)

Lire la suite sur VousNousIls >>

Éducation physique. Les craintes des profs morbihannais

Entre les départs à la retraite et les mutations, «il manquera entre cinq et dix profs dans le Morbihan», annonce le responsable du syndicat national des professeurs d'éducation physique. Photo Yann Le Scornet

«Avec les chiffres que l’on vient de nous donner, la rentrée 2011 s’annonce dramatique». Les professeurs d’éducation physique, même si ce n’est pas leur spécialité, savent compter. «En septembre prochain, sur le Morbihan, entre les départs à la retraite, les mutations… et l’arrivée des nouveaux mutés et de trois stagiaires, il manquera entre cinq et dix profs», dénonce Olivier Leroy, secrétaire départemental du syndicat national des professeurs d’éducation physique, affilié à laFSU (*). Pour expliquer cette différence, le syndicat pointe du doigt la suppression annoncée sur quatreans, à partir de cette année, de 3.200 postes de prof de gym sur l’ensemble du territoire. «Afin de faire face à leurs obligations, les chefs d’établissement vont devoir faire appel, soit à des vacataires qui n’ont pas forcément la formation requise, soit aux remplaçants titulaires qui ne pourront plus alors remplir leur mission initiale». Au final, «tous les cours ne pourront pas être assurés. Et ce sont les élèves qui en feront les frais».

Lire la suite sur le Télégramme.com >>