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Edito de Benoît Hubert
Secrétaire général du SNEP-FSU
Mai 2019

Déterminé-es ensemble les 9 et 18 mai

Après un 1er mai où les mobilisations ont été très conséquentes partout en France, à l'appel des organisations syndicales, la « fête » des revendications des travailleurs a été un succès. Ce succès a toutefois été gâché par de nombreuses violences à Paris et a brouillé l'expression des revendications sociales des travailleurs et travailleuses. Poursuivre, et être encore plus déterminés et nombreux est essentiel pour exprimer nos mécontentements mais aussi nos désaccords sur la loi de « transformation de la Fonction publique » et celle de « l'École de la confiance ».

Nous devons fédérer les milliers d'initiatives prises depuis des mois pour imposer le retrait de ces projets néfastes. C'est le sens des mobilisations que nous menons et qui commence à payer. On en voit des traces dans l'allocution présidentielle (même si cette dernière souffle le tiède et le froid), mais aussi dans les débats du Sénat ou, par exemple, les établissements des savoirs fondamentaux sont supprimés. Par contre, d'autres amendements, d'autres propositions vont dans le mauvais sens, comme la possibilité d'annualiser les temps de service…

Marquer plus fortement nos oppositions et refus à ces projets sont une né- cessité absolue pour préserver l'avenir. Le 9 mai pour la Fonction publique et le 18 mai dans une manifestation nationale pour l'Éducation, sont deux temps forts et importants qu'il nous faut réussir de manière magistrale, en faisant une véritable démonstration de force !

Les enseignants d'EPS et de sport ne doivent pas s'y tromper. Ils sont au cœur d'une tourmente, cernés par trois projets qui, dans le fond de l'analyse, partagent les mêmes visées. Ce sont nos professions, nos missions qui seront fortement bouleversés. Comme fonctionnaires, nous serions directement impactés par la transformation de la Fonction publique et des dispositifs qui nous placeraient dans une subordination inacceptable aux hiérarchies, comme enseignants ensuite avec l'école de la confiance qui ferait de nous de simples exécutants sans liberté de contester des orientations non partagées et, enfin, comme enseignants d'EPS quand l'ensemble du système sportif français est mis à mal et s'oriente vers des formes de privatisations, plaçant les fédérations au centre du dispositif. On se dirige vers ce que le président du CNOSF appelait de ses vœux : le sport, et l'Éducation par le sport, ce sont aux fédérations de jouer ce rôle, ce n'est pas celui de l'École qui, elle, doit « instruire ».

Pour notre avenir et celui des élèves, pour celui du service public du sport, de l'Éducation, pour nos métiers, … chacun-e doit s'engager !

Le danger est réel et n'a jamais été aussi fort. Être TOUS et TOUTES en grève le 9 et dans la rue les 9 et 18, quelles que soient nos divergences d'appréciations sur tel ou tel point est primordial.

Ne rien faire en espérant que les impacts seront minimes, ou en se disant qu'il sera toujours temps de reconstruire plus tard serait une grave erreur. Nous ne pouvons pas rester indifférents si nous croyons à l'intérêt général et aux services publics.

Retrouvons-nous, ensemble, les 9 et 18 mai pour contrecarrer ces projets et pour revendiquer d'autres perspectives !

 

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