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Edito de Claire Pontais
Responsable nationale du SNEP-FSU - Responsable Formation des enseignants
Juin 2018

Suite à un rapport de la Cour des comptes qui entend «rationnaliser » la FDE, les ministres de l’Education Nationale et de l’enseignement supérieur annoncent que le chantier est à nouveau ouvert avec en perspective : un concours en L3 (admissibilité) et une admission en M1 ou M2, des étudiants en alternance  dès le M1, une formation bivalente,  une reprise en main des ESPE par l’employeur, des formateurs plus proches du terrain. Rien de nouveau…juste un relookage d’idées anciennes qui cache mal une politique uniquement basée sur la réduction des coûts.

Concernant la formation des professeurs d’EPS, cela pourrait être pourtant dramatique : un concours en licence pose de nombreux problèmes (voir notre analyse), une formation master encore réduite, a fortiori si elle était bivalente, signerait la fin progressive d’une corporation bien formée et attachée au développement corporel des jeunes.

Le SNEP-FSU a d’autres ambitions pour rétablir une formation de qualité : cesser de réduire les horaires de master, réhabiliter les formations ancrées sur le disciplinaire et non sur la bivalence ou le transversal, en particulier redonner de l’importance aux pratiques physiques pour les PE comme pour les PLC, diminuer le temps de travail des stagiaires pour qu’ils puissent bien faire le lien terrain-formation, accorder les moyens aux ESPE et aux STAPS de façon à  offrir des parcours réellement diversifiés et diminuer la charge de travail des formateurs/trices, créer des postes de formateurs et développer la recherche, instaurer de réels pré-recrutements, sans contrepartie immédiate, pour permettre à tous les étudiants de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions.

La formation n’est pas un coût mais un investissement, vital pour l’Ecole en général et l’EPS en particulier. 

 

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