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Edito de Claire Pontais
Responsable nationale du SNEP-FSU - Responsable Formation des enseignants
Septembre 2017

Le ministère annonce être attaché à la formation des enseignants. Dans l’attente de précision, permettez-nous d’être circonspects. Par exemple, l’idée de « généraliser les masters en alternance », va inévitablement se traduire par l’utilisation des étudiants comme moyens d’enseignement dès le master 1 et amputer la formation. Ensuite, pré-recruter… s’il s’agit de pré-recrutement pour étudier, sous statut d’élève-professeur, sans charge de classe, nous sommes évidemment d’accord ! Mais il est plus que probable que l’on nous propose à nouveau des dispositifs type EAP, voire même à des services civiques, en lieu et place de pré-recrutements et de pré-professionnalisation. Pour finir, développer la recherche… mais à condition que ce soit des neuro-sciences et/ou dans le but de développer des « bonnes pratiques » !

Le SNEP-FSU a d’autres ambitions pour rétablir une formation de qualité : cesser de réduire les horaires de master (perte de 40% en 10 ans), réhabiliter les formations ancrées sur le disciplinaire et non sur le transversal, en particulier redonner de l’importance aux pratiques physiques pour les PE comme pour les PLC, diminuer le temps de travail des stagiaires pour qu’ils puissent bien faire le lien terrain-formation, accorder les moyens aux ESPE et aux STAPS de façon à  offrir des parcours réellement diversifiés et diminuer la charge de travail des formateurs/trices, créer des postes de formateurs et développer la recherche, instaurer de réels pré-recrutements.

Pour l’Ecole et l’EPS en particulier, c’est vital. 

 

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