|

Rubrique Péda - Edito de Christian Couturier
Secrétaire national du SNEP-FSU
Mai 2018

Voyage au bout de la nuit

Tout y passe. Sarko l’avait rêvé, Macron le fait. Et pour l’Ecole, on n’a pas encore tout vu. Un Ministre qui décide de tout, tout seul. On n’avait pas connu ça encore dans un ministère de l’Educ. Si peut-être Allègre, à l’époque. Mon rêve : pouvoir l’appeler quand j’ai des difficultés avec mes élèves pour qu’il me dise comment faire ! Parce que s’il sait parfaitement comment il faut faire pour apprendre à lire, y’a pas de raison qu’il ne sache pas comment on apprend à courir.

En tout cas c’est le premier. The boss. Le premier à faire reculer en un an la place de l’EPS avec des mesures ô combien révélatrices : accentuation de la disparition de l’EPS au DNB (éjectée des « fondamentaux »), suppression de l’option d’exploration EPS au lycée, voie de réussite par l’approfondissement culturel dans le champ des APSA, diminution du poids de la discipline au bac, baisse des postes au concours avec l’unique argument que tous les postes ne sont pas pourvus (c’est vrai dans certaines disciplines, c’est faux en EPS), projet de diminution des horaires en lycées pro…

Moralité : la voix de son maitre. Son maitre ? Le premier de cordée qui a décidé que la corde serait réservée aux plus riches. L’argent doit être transféré des pauvres aux riches. Des services publics vers les actionnaires. C’est rassurant, l’argent économisé sur l’EPS ira dans la poche de quelqu’un.

 

Page précédente