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Rubrique Enseignement Supérieur - Edito de Pascal Anger
Secrétaire national du SNEP-FSU
Septembre 2017

Une rentrée toujours de plus en plus difficile depuis 2009. Notre mobilisation collective s'impose !

L'actualité de l'été a été marquée par les nombreux problèmes d'affectations touchant encore plus les filières en tension, dont les STAPS.  Ceci est lié aussi à la hausse chaque année du nombre d'étudiants (2,6 Millions (Ms) en 2016-2017 contre 2,3 Ms en 2010). A cette rentrée le solde sera de 50 000 étudiants de plus. Ce qui équivaudrait à minima à une rallonge budgétaire de 450 Ms (équivalent en budget au fonctionnement de deux à trois universités moyennes).  Que nenni !

Pire, en juillet 2017, le gouvernement, qui dit faire de l'ESR une priorité, annule du budget 2017, 331 (Ms) de crédits dont 95 Ms pour la formation recherche et 46 MS sur la vie étudiante.

Depuis la mise en place de « l’autonomie » des établissements avec la LRU, le budget global de l’enseignement supérieur et de la recherche est en baisse (en euros constants), inférieur de 850 millions par rapport au budget de 2009. « Mieux » le nombre d’enseignant.e.s et de chercheurs/ses titulaires est également en baisse.

Alors comment nos politiques qui estiment à juste titre qu'il faille un nombre plus conséquent de jeunes mieux formé-es et qualifié-es pour atteindre plus de 50 % d'une classe d’âge diplômée du supérieur (objectif européen), peuvent-ils demander à l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) avec ses personnels, d'atteindre cet objectif en réduisant les moyens budgétaires, humains et les coûts ?

Par ailleurs à cette rentrée le MESR a décidé de réouvrir le chantier de la réussite en Licence et donc celles des étudiant-es. Chiche ! Mais le risque d'une diversion ou de mauvaises solutions est dans l'air et les délais de concertation (pas négociation) vont être trop courts !  11 groupes de travail (GT) sont créés dont un est dédié à la question spécifique des STAPS, un autre à la vie étudiante et un autre au rythme et offre de formation dans la licence (donc les UE « APSA »). Nos questions spécifiques se retrouvent dans nombre de ces GT et ne peuvent être dissociées des problématiques de la politique gouvernementale imposée à l'ESR.

Nous y siégerons pour défendre et promouvoir dans l'ESR :

  • la mission de formation de qualité aux métiers d'intervention dans le « sport » dont celles des futurs professeur-e-s d'EPS (cf structure STAPS).
  • la place de la discipline Éducation physique et sportive avec ses objectifs dans l'ESR (cf structure SUAPS)
  • la visée de la démocratisation des APSA pour tous (cf SUAPS)
  • le rôle indispensable de la recherche
  • et la reconnaissance des enseignants d'EPS au sein de l'enseignement supérieur.

Force est de constater aussi avec la logique managériale et sa combinaison avec l'austérité, l'augmentation considérable de conflits interpersonnels professionnels et de situations de harcèlement dans le travail.

De même pour assurer une formation disciplinaire et professionnelle de qualité (en ESPE), il faudrait au contraire changer de logique. Nombre d'observateurs considèrent que la réforme de la formation des enseignants est ratée…

Tout ceci implique une activité syndicale permanente à renforcer. Ainsi le SNEP organisera durant cette année des journées nationales en STAPS (janvier 2018) et en SUAPS (décembre 2017). Par ailleurs le SNEP-FSU s'implique dans une intersyndicale de l'ESR avec le SNESUP.

En espérant votre soutien en syndicalisation et votre engagement aux différentes actions que nous menons pour la démocratisation et de meilleures conditions de travail, nous vous souhaitons une bonne rentrée.