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Formation continue

Pour préparer le débat au congrès du SNEP, Thierry Patinet, co responsable du dossier Formation continue à élaboré un document publié sur le site du SNEP. Nous en tirons ici quelques éléments.

Une idée à retenir
Tout en imposant des restrictions budgétaires, le MENJ veut de plus en plus " piloter " l’orientation de la formation. Cela se traduit par une reprise en main des dispositifs, des contenus par les services du rectorat et les IPR. C’est une tendance lourde qui s’est poursuivie depuis Bayrou, Allègre, Lang et Ferry.
Ce qui se passe sur le champ de la FC est révélateur de cette volonté de dessaisir les enseignants de leur professionnalité

Faire de la formation continue un terrain de lutte :
Il ne peut pas y avoir globalement un fonctionnement démocratique et un contenu progressiste à la FC alors que l’école et la formation sont de plus en plus conçues comme un marché dans le cadre d’un service public qui se rétrécit. Pour autant la FC est un terrain de luttes, d’orientations et de transformations des pratiques (sociales et pédagogiques). Cela peut être encore un levier pour construire notre professionnalité et peser dans le débat éducatif.
Il faut travailler à tous les plans avec les syndicats de la FSU et faire des CTP, à tous les niveaux, des lieux de revendication et d’action.
Nous devons revendiquer un minimum de 5 jours par enseignant (traduction à l’éducation nationale de l’accord interprofessionnel d’un droit individuel de formation) qui articule des actions de secteurs ou de bassins, d’établissements répondant aux demandes concertées des collègues et des actions particulières de niveaux régional ou national pour des publics ciblés ou des formations qui supposent un brassage d’expériences et de compétences diverses (les conseillers pédagogiques, l’évaluation au bac…).
Il faut revendiquer sur les formes, les contenus, le nombre de journées mais aussi encourager les collègues compétents et motivés à accepter des responsabilités dans les différents dispositifs de formation (responsable de département IUFM, chargé de mission, coordonnateur FC, responsable de secteur ou de bassin etc…).
Au-delà, nous devons développer ou préserver tous les lieux, toutes les structures (observatoire des pratiques…) institutionnels ou non (secteur FPC) qui permettent la confrontation d’expériences, l’élaboration de projets et valorisent la dimension conceptrice et critique du métier.
Nous pouvons nous appuyer sur des textes comme le rapport " Eurydice " (issu de la commission européenne éducation et formation) de septembre 2003 qui met en avant l’exigence d’une formation continue ambitieuse pour les enseignants. Comme il faut nous saisir aussi de la circulaire de préparation de la rentrée 2004* qui indique " La FC constitue un des leviers stratégiques pour accompagner la mise en œuvre de la politique éducative et développer les compétences individuelles et collectives des personnels. Il importe donc qu’à tous les niveaux soient pris en compte les besoins exprimés par les équipes pédagogiques. Ainsi, lors de l’élaboration des plans de formation comme dans la conception des actions, il convient de répondre au mieux aux questions que se posent les enseignants face aux réformes en cours ainsi qu’aux difficultés qu’ils rencontrent ".
* Si elle reste en l’état, le document en notre possession n’est actuellement qu’un projet.