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(maj le 25/09/20)

 

Accès à la Classe Exceptionnelle des Agrégés EPS

Année 2019-20

Compte rendu de la CAPN classe exceptionnelle 2020 des professeurs agrégés du 24 septembre 2020

La classe exceptionnelle est une nouveauté mise en place avec le protocole PPCR (Parcours Professionnelles Carrières et rémunérations). Le SNEP et la FSU n’ont jamais été demandeurs d’un grade supplémentaire mais plutôt d’échelons supplémentaires dans la hors-classe. Car quand on rajoute un grade obtenu soi-disant au mérite, se produisent immanquablement un grand nombre de discriminations que nous ne pouvons cautionner : de sexe, de lieu d’affectation, de fonctions, de carrières...
Cette 3ème campagne de la classe exceptionnelle illustre nos critiques.
Tout d’abord le nombre de places attribuées à la classe exceptionnelle est trop limité. Elle atteindra 10% du corps en 2023, le SNEP-FSU demande que l’on puisse monter à 15%.
L’accès à la classe exceptionnelle se fait à 80% par le biais d’un vivier fonctionnel. Cette répartition pose problème ainsi que la liste trop réduite des fonctions permettant d’y accéder. La non-fongibilité entre les deux viviers pose de gros soucis. Quand d’un côté des collègues sont promus dès 43 ans au vivier 1 et bloqueront une place pendant plus de 20 ans, des collègues de plus de 60 ans ne sont pas promus au vivier 2 et pour certains ne pourront pas être promus du tout !
Lors de la CAPN, nous avons pu obtenir la promotion de tous les enseignants de plus de 63 ans au vivier 2, maigre consolation mais ce n’était pas le cas avant l’entrée en commission. Au vivier 1, l’administration a refusé la promotion des collègues ayant l’avis satisfaisant, ce que nous dénonçons.
Cet accès à la classe exceptionnelle pensé par le ministère en deux viviers montre son incohérence totale. Le ministre, alors qu’il avoue que les enseignants sont mal rémunérés, qu’il ouvre un chantier sur les rémunérations, organise des règles de promotion qui promeuvent de collègues très jeunes avec aucun bénéfice indiciaire avant plusieurs années alors que d’autres collègues au bord de la retraite, après une carrière passée au service de l’éducation nationale, ne seront pas promus.
Par ce cynisme, le ministre insulte la profession.
Le SNEP-FSU continue de défendre l’entrée de nouvelles fonctions, une autre répartition et la mise en place un seul tableau d’avancement. Les injustices actuelles sont nombreuses, elles sont insupportables. Les enjeux sont importants et amèneront le SNEP-FSU à intervenir dans les rectorats et au ministère pour faire évoluer cette situation.
L’administration en promouvant des collègues éloignés de la retraite et qui n’ont aucun bénéfice indiciaire à celles et ceux qui ne sont pas arrivés au bout de la hors-classe, organise le blocage à très brève échéance de la classe exceptionnelle.
Pour faire bouger les lignes sur ce dossier de la classe exceptionnelle, le SNEP-FSU mettra tout son engagement et son activité mais ceci passe par le renforcement de l’adhésion du plus grand nombre. L’indice terminal de la Classe exceptionnelle doit rester accessible pour toutes et tous avant le terme de la carrière. C’est possible si le ministère arrête de jouer la division entre les personnels et avait une réelle volonté d’améliorer les rémunérations des enseignants et enseignantes.

Au final :
109 promus en EPS au vivier 1 sur 254 (172 l’année dernière, 122 il y a 2 ans, 129 il y a 3 ans)
18 promus en EPS au vivier 2 sur 62 (33 promus l’année dernière, 22 il y a 2 ans, 16 il y a 3 ans)


Isabelle Schneider et Benoit Chaisy
Commissaires paritaires nationaux agrégés SNEP-FSU

Attention : le calcul de la pension est effectué sur la base du dernier indice détenu au moins 6 mois avant le départ en retraite.


Année 2018-19

Compte rendu de la CAPN classe exceptionnelle 2019 des professeurs agrégés du 11 juillet 2019

La CAPN agrégée d’accès à la classe exceptionnelle s'est tenue ce jeudi 11 juillet 2019. Les collègues dont nous avons les adresses mails ont été informés de leurs résultats. Les courriers partiront a priori demain.

Pour le vivier 1, il y a eu 1591 remontées alors que le contingent était de 1742.
Nous n’avons pas pu utiliser la totalité du contingent pour le vivier 1. Les 151 promotions perdues cette année sont donc reportées sur l’exercice suivant et seront répartis à nouveau sur la base du 80/20 sur les deux viviers. Les 1591 collègues remontés au titre du vivier fonctionnel ont donc été promus.

Cet accès à la classe exceptionnelle pensé par le ministère en deux viviers montre son incohérence totale. Le ministre avoue que les enseignants sont mal rémunérés, qu’il ouvre un chantier qui selon lui est compliqué mais en même temps organise des règles de promotion qui engendrent la perte de plus d’un millier de promotions à la classe exceptionnelle tous corps confondus. Par ce cynisme, le ministre insulte la profession.

Pour le vivier 2, il y a eu 436 promotions sur un total de 481 collègues remontés. Nous avons obtenu quelques modifications permettant de promouvoir tous les collègues remontés ayant 59 ans quelle que soit leur appréciation. C’est un bougé non négligeable car l’administration a accepté de ne pas promouvoir tous les excellent. Les remontées des académies sont assez diverses, si la majorité des académies font remonter des collègues très proches de la retraite, certaines jouent un jeu qui bloquera in fine la classe exceptionnelle en proposant des collègues trop éloignés de la retraite et qui bloqueront une place très longtemps. Pour les TS, nous avons obtenu que les dossiers les plus urgents soit promus (de 59 à 66 ans).

Le ministère a procédé à un rééquilibrage entre les promotions hommes et femmes sur le vivier 2. Nous avons déploré ce pis-aller qui ne règle pas fondamentalement cette question et que l’on pourrait régler en supprimant les viviers et en plaçant les collègues dans un seul tableau d’avancement.

Nous continuerons de porter nos revendications sur la classe exceptionnelle auprès du ministère, mais si vous avez des remarques à nous faire remonter, n’hésitez pas.

Au final :
172 promus en EPS au vivier 1 sur 172 (122 l’année dernière, 129 il y a 2 ans)
31 promus en EPS au vivier 2 sur 38 (22 l’année dernière, 16 il y a 2 ans)


Benoit Chaisy
Commissaire paritaire national agrégé SNEP-FSU


Année 2017-18

Compte rendu de la CAPN classe exceptionnelle 2018 des professeurs agrégés du 13 septembre 2018

La classe exceptionnelle est une nouveauté mise en place avec PPCR. Le SNEP et la FSU n’ont jamais été demandeurs d’un grade supplémentaire mais bien plutôt d’un échelon supplémentaire. Car quand on rajoute un grade obtenu soi-disant au mérite, se produisent immanquablement un grand nombre de discriminations que nous ne pouvons cautionner : de sexe, de lieu d’affectation, de fonctions. La deuxième campagne de la classe exceptionnelle illustre bien nos critiques.
Tout d’abord le nombre de places attribuées à la classe exceptionnelle est trop limité. Elle atteindra 10% du corps en 2023, le SNEP-FSU demande à ce que l’on puisse monter à 15%. L’accès à la classe exceptionnelle se fait à 80% par le biais d’un vivier fonctionnel. Cette répartition pose un problème ainsi que la liste trop réduite des fonctions permettant d’y accéder. La non fongibilité entre les deux viviers pose un gros souci : en effet, comme la circulaire limitait limite également le nombre de remontées du vivier fonctionnel en CAPN, l’ensemble des promotions au vivier 1 n’a pas été utilisé (127 sont basculées sur l’année prochaine) alors même que nombre de candidats proches de la retraite n’ont pas pu être promus au vivier 2 !
Le SNEP-FSU continue de défendre l’entrée de nouvelles fonctions, une autre répartition et la possibilité de transférer les places non utilisées d’un vivier à l’autre.
Les injustices actuelles sont nombreuses et sont pour nous insupportables. Les enjeux sont importants et amèneront le SNEP-FSU à intervenir dans les rectorats et au ministère pour faire évoluer cette situation.
Nous allons donc poursuivre les interventions dans les académies pour pouvoir faire valoir les collègues qui n’ont plus que peu de temps pour accéder à la classe exceptionnelle.
Rappelons qu’en séance le SNALC a, en réponse aux propositions du SNES, du SNESUP et du SNEP-FSU et selon ses termes, refusé que « la classe exceptionnelle soit une aumône pour les personnels avant la retraite ».
Les personnels concernés apprécieront.
Apparemment sous couvert de défendre un soi-disant mérite, ils les représentants du SNALC méconnaissent profondément le fonctionnement de la classe exceptionnelle avec ses places limitées. Ils organisent donc avec l’administration le blocage dans 3-4 ans des futures promotions (qui en ne seront possibles que par les places libérées par les départs en retraite).
Pour faire bouger les lignes sur cette question ce dossier de la classe exceptionnelle, le SNEP-FSU y mettra tout son engagement et son activité mais ceci passe par le renforcement de elle doit être renforcée par l’adhésion du plus grand nombre.
L’indice terminal de la Classe exceptionnelle doit rester accessible pour toutes et tous avant le terme de la carrière. C’est possible si le ministère arrête de jouer la division entre les personnels.
Au final :
122 promus en EPS au vivier 1 sur 122 (129 l’année dernière)
22 promus en EPS au vivier 2 sur 35 (16 l’année dernière)

Benoit Chaisy
Commissaire paritaire national agrégé SNEP-FSU


Compte rendu de la CAPN classe exceptionnelle 2017 des professeurs agrégés du 20 mars 2018

Déclaration liminaire FSU (pdf 57 Ko)

La FSU a, tout au long du dossier de la classe exceptionnelle, œuvré pour l’ensemble de la profession.
Que ce soit lors de la mise en place des décrets statutaires et des notes de service, dans la défense des collègues et enfin dans les CAP, la FSU (SNES, SNESUP, SNEP) a défendu les collègues et a fortement porté la nécessité d’ouvrir le plus possible cet accès à ce nouveau grade. Nous avons notamment défendu nombre de collègues dont c’était la dernière possibilité d’accès (et qui par ailleurs libèreront très rapidement leur place à la classe exceptionnelle). Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous demandions mais nous avons largement fait évoluer favorablement les projets du ministère.
Les discussions avec l’administration ont été assez voire très tendues car elle a voulu rester sur le classement des avis dont nous continuons d’affirmer qu’ils ont été posés de manière très hâtive mais aussi de manière très inéquitable suivant les académies mais parfois aussi à l’intérieur même des académies.
Il y avait 1583 promotions possibles au total des 2 viviers.
Au final, pour le vivier 1, 1267 promotions ont été prononcées (sur 1457), 634 collègues âgés de plus de 60 ans sur 635 inscrits ont été promus, 520 entre 55 et 60 ans sur 566, 96 entre 50 et 55 ans sur 206 et 17 entre 45 et 50 ans sur 55. Selon nos projections, nous devrions assez rapidement manquer de candidats au vivier fonctionnel.

Pour le vivier 2, 316 collègues ont été promus, tous âgés de plus 55 ans. Là encore nous avons pu obtenir quelques changements au profit de collègues dont c’était la dernière campagne de promotion possible mais encore ici loin de nous satisfaire.

L'administration a lancé la campagne pour 2018, la note de service comprend (sous la pression de la FSU) des ajustements notamment dans la manière de comptabiliser les missions dans le vivier 1 (éducation prioritaire, formateur académique…). Mais là encore certaines demandes de la FSU sont restées insatisfaites (par exemple les temps partagés dans le supérieur).
N’hésitez pas à contacter vos commissaires paritaires académiques si vous avez besoin de renseignements.

Pour le secteur SNEP-FSU agrégé national
Benoit CHAISY


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