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EDITO
Octobre 2020

STOP au mépris !

Derrière l’acronyme TZR, il y a des hommes et des femmes. Si cette mission de remplacement est essentielle pour le service public d’éducation et pour sa continuité, elle mérite d’être reconnue, revalorisée. Mais il faut aussi que l’administration cesse de considérer de manière hors sol le remplacement. Les situations de chacune et chacun doivent être prises en compte, il faut ré-humaniser la gestion des TZR.
Au fil du temps, cette mission est devenue la variable d’ajustement des politiques éducatives et des restrictions budgétaires. A chaque nouvelle saignée, on observe suppressions de postes de TZR, changements de RAD, affectations hors zones… dégradant encore les conditions de travail.
La mission exercée est essentielle et les personnels qui y sont affectés devraient bénéficier d’une reconnaissance accrue de la part de l’employeur. Bien souvent être TZR est une affectation par défaut faute d’un barème suffisant pour obtenir l’établissement souhaité ou pour être dans la zone géographique choisie. C’est une position difficile professionnellement et personnellement.
La loi de la Transformation de la Fonction Publique, en dehors de la suppression de nombre de prérogatives des Commissions Paritaires Administratives générant opacité, erreurs… sans contrôle aucun des opérations, permet de continuer la politique de casse en développant les possibilités de recrutement d’agents non titulaires.
Puisque le ministère entend réformer la gestion RH, profitons-en pour faire l’état des lieux, le tour de toutes les situations ubuesques et portons nos revendications pour une meilleure prise en compte de celles et ceux qui exercent ces missions.
Si nous estimons collectivement que le sort des TZR mérite bien mieux que ce qui lui est réservé, il nous faut nous organiser collectivement pour faire respecter l’ensemble des droits existants mais aussi pour revendiquer fortement des améliorations de cette fonction. Construire en commun ces revendications, valoriser et faire reconnaitre le rôle primordial joué par les TZR doivent être au cœur de notre activité. Rejoindre le SNEP-FSU pour porter ces exigences pour améliorer la situation tant au plan national qu’au plan local est une nécessité parce qu’ensemble, on est plus fort … !

Didier Blanchard responsable national                  didier.blanchard@snepfsu.net