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EDITO
Novembre 2019

POUR DES TZR RECONNU-ES ET VALORISÉ-ES

Les Titulaires sur Zone de Remplacement sont des personnels indispensables au bon fonctionnement du service public d’éducation. Ils/elles sont la cheville ouvrière de la continuité du service public, en permettant à chaque élève de ne pas se trouver en situation de rupture dans leurs apprentissages, du fait de l’absence pour quelque raison que ce soit de leur enseignant-e. L’administration semble toutefois n’en avoir cure et affiche une tendance de plus en plus marquée à les considérer comme des variables d’ajustement pour absorber les baisses de postes, pour remplir des trous d’emploi du temps parfois artificiellement créés, pour occuper à l’année des postes non pourvus par manque de recrutements… Le mépris pour les personnels TZR, leurs conditions d’exercice, le respect de leurs droits est patent et scandaleux. Ils/elles ont le sentiment, parfois à juste titre, de n’être considéré-es que comme des choses, des numéros qu’on peut placer là où l’on veut, comme on veut, quand on veut.
La mission exercée est essentielle et les personnels qui y sont affectés devraient bénéficier d’une reconnaissance
accrue de la part de l’employeur. Bien souvent, être TZR est une affectation par défaut faute d’un barème suffisant pour obtenir l’établissement souhaité ou pour être dans la zone géographique choisie. C’est une position difficile professionnellement (passer du jour au lendemain en collège, en lycée, en lycée professionnel, s’adapter à de nouvelles équipes, de nouvelles modalités de fonctionnement, de nouveaux programmes…) et personnellement (incertitude liée aux affectations, déplacements, horaires changeants…).
La loi pour la transformation de la Fonction Publique adoptée cet été n’est pas un signe positif pour l’ensemble de nos collègues. La volonté de développer le recrutement de contractuels en lieu et place de fonctionnaires d’Etat va provoquer une forme de mise en concurrence des deux catégories de personnels en fonction des politiques rectorales. Ici on donnera une priorité à l’affectation des TZR, là on la donnera aux contractuels, le tout dans un contexte qui peut se traduire par une nouvelle baisse de poste réduisant les possibilités de mobilité et dégradant encore les conditions de travail. Par ailleurs, la suppression des CAP et donc des Formations paritaires mixtes pour les mutations laissera la porte ouverte à des passe-droits, des affectations hors barème etc. c’est le contrôle des opérations par les organisations syndicales au bénéfice des collègues qui est remis en cause. Mandater le SNEP-FSU pour suivre les opérations individuelles de chacun-e va devenir essentiel.
Si nous estimons collectivement que le sort des TZR mérite bien mieux que ce qui lui est réservé, il nous faut nous organiser collectivement pour faire respecter l’ensemble des droits existants, mais aussi pour revendiquer fortement des améliorations de cette fonction. Construire en commun ces revendications, valoriser et faire reconnaitre le rôle primordial joué par les TZR doivent être au coeur de notre activité.
Rejoindre le SNEP-FSU pour porter ces exigences pour améliorer la situation tant au plan national qu’au plan local est une nécessité, parce qu’ensemble, on est plus fort … !

Didier Blanchard responsable national                  didier.blanchard@snepfsu.net